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- 23.06.2026
Un titre est toujours pour le public une porte d’entrée dans un spectacle. Avec Bazm (Repertoire), je veux créer une tension entre le connu qu’implique le mot « repertoire », et l’incertitude qu’implique le mot persan « bazm ».

Bazm contient la possibilité d’un imprévu. Bazm relate la façon dont onze interprètes peuvent dévier, peut-être, d’un objectif initial. Il y a là une idée d’incertitude, une palette d’émotions possibles très riche, dont les frontières sont poreuses et c’est cela qui m’intéresse.

Questionnant la notion de répertoire, et la façon dont il se construit et se légitime, Armin Hokmi place au centre de son travail le regard et la façon dont celui-ci se confronte à la scène, à la fois informé par l’expérience de ce qu’il connaît, ou sensible à la présence de l’incertain.

Bazm (repertoire) cherche à transmettre tout en jouant dans l’ espace de l’intraduisible.
De sa pièce Shiraz, acclamée en 2024, à Bazm (repertoire), Armin Hokmi poursuit en toute exigence une recherche sur la dimension profonde de la danse : Chaque pièce est pour moi une façon de me confronter avec ce sujet fondamental qu’est le vocabulaire chorégraphique. Ou comment, au sein d’une entité, donner à chacun un rôle crucial sans que personne ne possède le savoir d’ensemble.

Travaillant dans la synchronicité, les onze interprètes de Bazm (repertoire) reconfigurent ensemble une façon d’exister dans la matière-temps. Lignes, figures géométriques, mouvements donnent à la danse son rôle fondamental : reconfigurer la façon dont l’oeil perçoit le corps.

Concevoir la danse c’est concevoir une forme indéterminée où les interprètes vont, pas à pas, s’engager dans une démarche de dépassement. Comme dans la nature, dont la beauté visible repose aussi sur une forme d’incertitude.