PRESSE




La quinzaine de corps que Flamand met en scène joue avec les lumières, les ombres et offre un spectacle d'une saisissante beauté. (…) Toute en contradictions, la chorégraphie impressionne. (…) Et si le décor, dont on a loué la technicité, ne brime pas les danseurs, c'est tout à l'honneur du chorégraphe et de Thom Mayne, l'architecte qui en a conçu les espaces. Ici, la ville bouge. Mais les hommes aussi. Et les enfants du désordre y trouvent une nouvelle grâce…
Isabelle Calendre - La Dauphiné Libéré 8/10/06.

Silent Collisions est sans doute la pièce la plus émouvante de Frédéric Flamand. Parce qu'un violoniste sur scène accompagne la danse de ses improvisations sensibles ; parce que l'architecture de Thom Mayne, chef de file de Morphosis, réfléchit autant l'humain que l'espace, et intègre les notion de vitesse et de transformation ; mais surtout parce que les tableaux, nspirés des courts récits d'Italo Calvino, plongent avec eux dans un passé mythique, des fictions fantasques, des illusions de l'avenir.
Agnès Freschel - César 01/07

Flamand a conquis, emballé le public de sa nouvelle ville d'adoption. Débordante, communicative, l'énergie de 14 danseurs réunis par ses soins a fait mouche dans un spectacle foisonnant (…) riche d'images et de propositions scénographiques multiples, avec une nette propension pour l'envie d'envol, de s'arracher de l'attraction terrestre, et un indéniable talent dans la maîtrise de l'espace. (…) Un ballet qui marque les esprits, sollicite sans cesse l'œil et l'imagination, intelligent sans être insistant, conviant Platon, Marco Polo ou l'empire Américain. Au final une dentelle, une nervure de feuille, une ligne de la main.
Patrick Merle - La Provence 17/06/05

On a déjà écrit dans ces lignes toute l’émotion, la sensibilité, l’engagement et la consistance que dégageait Silent Collisions, pièce inspirée à Frédéric Flamand par les villes invisibles d’Italo Calvino, voyage au fil des villes portant prénom de femmes. On n’espérait pas qu’elle le soit davantage qu’elle ne l’était déjà deux ans après sa première « prise en corps » par les danseurs marseillais. Et pourtant…

(…) Parfois cynique. Parfois violente, ou désabusée, cette pièce subtilement dosée est avant tout bouleversante de romantisme, notamment par ses tableaux d’ouverture et sa conclusion, et par une bande-son omniprésente, mêlant l’électro au baroque, avec la présence sur le plateau du violoniste virtuose George Van Dam.
Denis Bonneville - La Marseillaise 20/01/07

(...) La danse est trépidente, la gestuelle énergique et rapide. Les textes de Calvino, les séquences d'un grand effet visuel et une pointe d'esthétique japonaise alliés à un collage musical tantôt crispant tantôt mélodique, parviennent à tempérer le spectacteur, capté par la froideur du spectacle. Une froideur qui atteint son objectif : saisir le public.
Carmen del Val - El Pais 20/03/05

Le public debout ovationnant les danseurs de Silent Collisions et de ce que l'on peut bien nommer "le Ballet National de Marseille libéré" : c'était le 16 juin au théâtre de la Criée, où l'on voyait pour la première fois dans le port d'attache du Ballet un ouvrage de son nouveau directeur Frédéric Flamand. Une réussite éclatante.
Raphaël de Gubernatis - Le Nouvel Observateur 14/07/05