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Le Sacre du Printemps  (…) ouvert et fermé par deux solos aux échos contraires  - Valentina Pace, féline et sauvage, et Agnès Lascombes, rayonnante et assumée -, marqué par une césure surprenante, ébouriffante et orgasmique signée Mitchell Lager qui vient s’incruster dans la partition originelle, l’opus porté par 13 danseurs, enchaîne les prouesses. Dans les courses comme dans les longues et denses épreuves au sol, dans des ensembles luxuriants comme dans les rares solitudes ou des séquences réglées au millimètre – notamment un quatuor de mâles marionnettistes particulièrement puissant – la tension semble toujours au maximum, tantôt fragile tantôt agressive.

(…) Ce sacre inversé, dans lequel la vierge, devenue femme émancipée, retourne le sacrifice en sa faveur via l’érotisme et la provocation, regorge, lui, d’une intensité à couper le souffle.
Denis Bonneville – La Marseillaise 16/09/06

L ‘Américain Stephen Petronio déroule sa vision du Sacre du Printemps, annoncée comme subversive. Treize danseurs sont finalement conviés à ce festin dansé (…) jusqu’à ce que surgissent les notes de set the control of the heart of the sun, de Pink Floyd, revisité par le dénommé Mitchell Lager. Instant magique, avant que ne reprenne l’hypnose Stravinsky, jusqu’à l’enivrant solo final d’Agnès Lascombes.
Patrick Merle – La Provence, 16/09/06

le Sacre du Printemps vu par Stephen Petronio transmet une puissante décharge de sentiments qui laisse l'opéra pantois.
Gilles Rof – Marseille l’Hebdo 20/09/06