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LA CITÉ RADIEUSE


Concept : Frédéric FLAMAND / Dominique PERRAULT
Chorégraphie : Frédéric FLAMAND
Scénographie : Dominique PERRAULT

création mondiale dans le cadre de la 10e édition du Festival de Marseille, les 15 et 16 juillet 2005.
Production : Ballet National de Marseille
Coproduction : Festival de Marseille (F), Fondazione Teatro Due - Parma (I). co-réalisation : Théâtre National de Marseille la Criée. Partenaires : Facolta di Design e Arti - Universita IUAV di Venezia (I)




Après « Métapolis » et « Silent Collisions », Frédéric Flamand propose, pour sa première création phocéenne, le troisième volet d’une trilogie consacrée aux rapports qu’entretient le corps avec l’architecture et la ville : « la Cité Radieuse ». Dominique Perrault, à qui a été confiée la scénographie, à conçu avec Frédéric Flamand un dispositif d’écrans de mailles et de tissus métalliques manipulés par les danseurs et relayé par un système sophistiqué de caméras/projecteurs. Ceux-ci permettent d’interroger le corps réel et sa représentation dans des perspectives inattendues à partir de points de vue simultanés. Une manière de faire éclater le cadre traditionnel de la représentation.
L’utopie de Le Corbusier à qui le titre rend hommage, rêvait de faire le bonheur des hommes grâce à l’architecture. Flamand et Perrault interrogent les nouvelles formes d’utopie liées à l’avénement de la ville-monde générée par le processus de globalisation. Ils prennent en compte ce que l’anthropologue Marc Augé appelle les non-lieux (aéroports, shopping centers, gares de transit), espaces d’anonymat qui accueillent chaque jour des individus plus nombreux.
Métapoles ou mégalopoles sont aujourd’hui autant d’arènes en perpétuelle mutation où sont confrontés les hommes aux images qu’ils produisent. Le corps réel est entraîné dans l’entrelacs des réseaux urbains et des flux d’images. C’est le monde des images, via la publicité, les autoroutes de l’information qui façonne aujourd’hui désirs et angoisses toujours recyclés de l’être humain : mythe de l’éternelle jeunesse, de la beauté physique, sentiment d’insécurité …
Seul le corps-image est à même de réaliser dans les flux accélérés de l’espace virtuel des réseaux, les fantasmes d’ubiquité, de flexibilité ou de mobilité totales proposés au corps réel. Celui-ci ne peut cependant que sortir éclaté de sa tentative de se conformer à un univers qu’il a créé et pour lui de plus en plus inaccessible.

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