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Por Vos Muero

Portée par la musique et les danses espagnoles du siècle d'or (la pavane, notamment), et par les vers sublimes de Garcilaso de la Vega lus par Miguel Bosé (…) cette pièce baroque et romantique, qui alterne couleur chair et costumes d'apparat (…) cérémonie et crudité des sentiments, masques et mises à nu, est portée avec fougue et émotion par des danseurs visiblement heureux de danser. Une belle et élégante parabole sur l'amour véritable. Et que l'on aime, vraiment.
Denis Bonneville - La Marseillaise 30/03/07

Por Vos Muero, (…) nous ramène à la source du baroque hispanique à travers une réinterprétation éblouissante des danses de cour. Faisant alterner des courses au ralenti ou de brefs pas de deux en collants de couleur chair, dans le style de Béjart ou de Kylian, et des passacailles, des voltes, des sarabandes ou des gaillardes en costumes d'apparat. Ce ballet rend hommage à toute la culture européenne d'une époque qui avait une conception élevée du divertissement.
Parmi les plus beaux passages de ces entremets, on retient la plaisante momerie italienne de Gilles Porte et Angelo Vergari, la mascarade de la troupe des danseuses, l'entrée brillante des chevaliers aux encensoirs enveloppés dans la pourpre de leurs grandes capes, mais avant tout dans cette chorégraphie, l'inspiration pétrarquiste des sonnets de Garcilaso, empreints d'un lyrisme raffiné, qui préside aux parades des couples d'amants dans une brillante démonstration extérieure de mouvements spirituels suggérés par les textes que déclame la voix mélancolique de Michel Bosé : des parades aux évolutions savantes, constituées de gambades, d'échappés, d'envolées, de jeux de mains rapides, dans lesquelles se pavanent avec une émouvante gravité Delphine Boutet, Tamara Fernando et Laurence Ponnet aux côtés de Peter Agardi, Thierry Vasselin et Golan Yosef, des danseurs visiblement heureux de faire revivre le ballet de cour devant un important public d'enfants qui, sensibles à tant de beauté, les ont vivement acclamés.
Philippe Oualid - Danse 03/07

Les danseurs expriment un tel bonheur sur scène que cette œuvre de 1996 semble avoir été créée pour eux : preuve d'une osmose réussie et complète entre la chorégraphie et leur technique.
Nelly Rajaonarivelo - La Revue Marseillaise du Théâtre 04/07