PRESSE


Morning Ground avec ses deux couples en noir se détachant sur fond d’impressionnants voiles transparents (…) foisonne de belles idées et dégage une romantique noirceur dans ses effets miroir et ses immobilités glaçantes. Sur le plateau, Agnès Lascombes et Myléne Martel sont d’une sensualité émouvante, qu’elle s’échappent ou s’entrelacent aux corps affilés et affûtés de leurs partenaires Julien Lestel et Frédéric Carré.
Denis Bonneville – La Marseillaise 16/09/06

Quatuor d'une grande profondeur, Morning Ground de l'Anglais David Dawson s'étire dans un splendide décor vaporeux. Là, se croisent les esprits et les âmes de Chopin et de Sand. Un hymne au romantisme dans lequel Agnès Lascombes et Mylène Martel parviennent à dégager une vraie présence charnelle.
Gilles Rof – Marseille l’Hebdo 20/09/06

Les deux couples (Agnès Lascombes/Julien Lestel, et Mylène Martel/Frédéric Carré) qui évoluent harmonieusement tout en exprimant la vacuité élégante de leurs liens amoureux dans l'abstraction d'attitudes et d'arabesques, voire dans l'immobilité douloureuse, ont gagné en fluidité dans leur gestuelle,mais ils s'autorisent désormais une certaine complaisance dans les ports de bras, les sourires, les positions ou les attitudes à la manière de certains danseurs académiques, et ils se jouent avec ironie de l'accélération pianistique en manifestant leur essoufflement avec une espièglerie charmante.
Philippe Oualid - Danse 03/07

Dans un cocon nimbé de lumière tamisée, faisant effet de verrière capitonnée, superbement décorée de grands voiles gris-blanc sur lesquels se détachent les silhouettes noires des deux couples de danseurs (A. Lascombes/J. Lestel, M. Martel/F. Carré), la pureté de l'amour semble régner. (…). Au vocabulaire classique le plus traditionnel (magnifiques portés moelleux, jambes allongées sur leurs pointes) se mêlent les déhanchements de poses moins conventionnelles, les torsions et distorsions des corps, mais jamais brusques, toujours harmonieusement adaptées aux musculatures et au rythme. Dans ces tensions de membres étirés à l'infini, parfois au bord de l'équilibre, on reconnaît une filiation forsythienne. Raffinement dont les costumes se font l'écho : bustiers de mousseline noire pour les femmes, ajustés mais aux manches évasées, évanescentes, comme des lis noirs prêts à recueillir le nectar amoureux (costumes Yumiko Tekeshima), soulignant l'érotisme de leurs jambes nues et contrastant avec la sobriété des hommes tout de jersey noir vêtus.
Nelly Rajaonarivelo - La Revue Marseillaise du Théâtre 04/07