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Vito Giotta

biographie

Je suis né à Putignagno, dans les Pouilles et c’est très jeune, à l’âge de 5 ans, que j’ai découvert la danse. J’ai rapidement demandé à danser et commencé par une initiation au ballet ; mais c’est à l’Ecole du Ballet de Toscane dirigé par Christina Bozzolini qu’a véritablement éclaté la révélation. Mon père m’avait permis de rejoindre Florence et c’est là-bas que j’ai compris que je ferai de la danse mon métier. Après mes études, j’ai été sélectionné à 22 ans pour le projet européen de formation et d’insertion professionnelle du danseur (D.A.N.C.E) dirigé par William Forsythe, Frédéric Flamand, Wayne McGregor et Angelin Preljocaj ; j’ai fini par poser mes valises au Ballet National de Marseille en 2007.

Dans ma tête et dans mon corps, l’arrivée d’Emio Greco et Pieter C. Scholten a été un bouleversement positif accompagné d’une nouvelle méthode de travail. On répète près de 30 heures hebdomadaires, tant le mouvement recherché nécessite une ouverture du corps et de l’esprit. Emio et Pieter ont chamboulé tous les canons que j’avais appris auparavant ; ça a été une réelle remise en question qui s’est révélée salvatrice.

Je conçois la notion de « corps en révolte » proposée par Emio et Pieter comme une évolution perpétuelle, qui refuse obstinément de se figer dans le temps. Cette idée me plaît et je me sens concerné même si de nos jours c’est devenu rare de se révolter.  Quand j’ai dansé Extremalism pour la première fois, je n’étais pas certain de tenir les 20 premières minutes de la pièce. J’ai vécu une expérience intense. Je ne me suis jamais senti autant danseur qu’aujourd’hui, car mon corps tout entier est engagé.