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Anton Zvir

biographie

Je suis venu à la danse par mes parents, danseurs tous les deux. Mon enfance, je l’ai vécue dans les coulisses, au fil des tournées et personne n’a été étonné quand, à l’âge de 5 ans, j’ai voulu faire la même chose. J’ai donc commencé par de la danse folklorique en Biélorussie : ça bougeait beaucoup, avec énormément de déplacements dans l’espace et j’étais ravi de cette liberté.

Je voulais être artiste, absolument, alors j’ai intégré le Ballet du Bolshoï de Minsk à l’âge de 9 ans. Je ne voyais pas de meilleure école pour devenir professionnel.

C’est pendant ces années au Bolshoï que j’ai découvert la France et la danse contemporaine, car je participais à des productions en partenariat avec le Jeune Ballet de Lyon. Après un détour par le Ballet du Nord alors dirigé par Carolyn Carlson, j’ai rejoint le ballet de Turin et finalement passé les auditions du Ballet National de Marseille où je danse depuis 2007.

Ce que j’aime avec Emio Greco et Pieter C. Scholten repose sur un investissement total du danseur, qui va à la fois puiser du côté des émotions personnelles et collectives. Littéralement, on respire ensemble, il y a entre nous une connexion qu’Emio et Pieter ont rendu possible et qui est visible dans une pièce comme Le Corps du Ballet National de Marseille.

Au BNM, je vais au bout de ma passion. Être sur scène, m’adresser à la salle, j’adore ça. Dans Pasione, j’ai un rôle hybride, mêlant danse et théâtre, qui requiert de révéler mon monde intérieur. Finalement, le corps dévoyé à la danse est une recherche perpétuelle, à vie, et c’est tant mieux.