« Tempo Vicino » est une expression de la grâce dénuée de synopsis. Ici, pas de héros, pas de fiction, rien ne nous autorise à trouver le fil d’une histoire, les sentiments reposent sur le délié, le saccadé, sur ce dessin permanent du groupe qui se remplit et se vide, se croise et s’entremêle jusqu’à la tombée du silence sur une seule note. Le public est abandonné dans cette élévation qui nous porte jusqu’au dehors, quelque chose d’indéfinissable. Merci Madame.
Karim Grandi-Baupain - Ventilo, 3/16 juin 2009
« Tempo vicino » est une œuvre très belle, sereinement, majestueusement belle, où les danseurs apparaissent et disparaissent selon un dosage subtil, mus par un mouvement perpétuel. Comme un concerto, la pièce s’articule en trois mouvements dont la beauté culmine avec le mouvement lent. Un mouvement noble et mélancolique, d’une ineffable poésie, soulignée par d’admirables lumières de Philippe Grosperrin.
Une fois encore, l’écriture de Lucinda Childs offre le spectacle d’une parfaite plénitude, celle de l’intelligence en mouvement. Et si la chorégraphe est ici fidèle à elle-même, c’est sans donner nullement l’impression de se répéter : le signe d’un épanouissement, d’une perfection qui touche au classicisme.
Raphael de Gubernatis - Le Nouvel Observateur, 2 juin 2009
Ici, l’émotion suscitée par un sentiment est secondaire. C’est simplement la beauté des déplacements des 16 danseurs sur Son of Chamber symphony qui prédomine. La démonstration, où danseurs et musique ne font qu’un, est impressionnante.
Jean-Frédéric Gallo - La Tribune du Sud, 2 juin 2009
Musique « Son of Chamber Symphony » de John ADAMS
Création lumières Philippe GROSPERRIN
Création costumes Lucinda CHILDS, Nicole MURRU & Aurélia LYON
Réalisation costumes Danièle MEROPE GARDENIER
Maître de Ballet Eric VU AN