Narcisse était amoureux de son image. C’est ce qui l’a perdu. C’était il y a fort longtemps, avant l’invention du cinéma, avant l’avènement d’Internet. Mais qu’advient-il de Narcisse si son image se libère de son emprise, se dérobe, se révolte, revendique une certaine indépendance pour atteindre une apparence de liberté ?
Le Trouble de Narcisse, c’est celui généré par la naissance du cinéma, de la télévision dont Muybridge fut un précurseur, c’est aussi sa prise de conscience du mensonge systématique de l’image. Narcisse aujourd’hui sait qu’il est amoureux d’une illusion, et ce sont les possibilités infinies de son corps virtuel qui le fascinent, lui qui accepte difficilement les contraintes de l’ici et maintenant imposées à son corps réel.
Inventif, même dans l’économie de moyens, Flamand peut s’appuyer sur le talent des neuf interprètes (…) pour illustrer le culte de l’image et du corps ... Patrick Merle - La Provence